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LES CALAMES

Pour calligraphier, il suffit d'avoir un calame, de l'encre et du papier

Pour la calligraphie, l'outil de prédilection est le calame. C'est un roseau, que l'on taille. Les calames iraniens, les meilleurs, sont préalablement traités et  préparés. Ils prennent alors une couleur brune qui permet de les reconnaître aisément. Le calame se taille sur une tablette en os (maqta) à l'aide d'un simple couteau adapté (Opinel ou cutter).

L'encre utilisée est spécialement conçue pour la calligraphie ; l'encre de Chine est en effet trop épaisse et ne convient pas. Afin de protéger la pointe du calame et de réguler la quantité d'encre absorbée, on place d'abord des fils de soie (liqa) au fond de l'encrier. 

 

Les papiers les mieux adaptés ont un gros grammage et doivent être très lisses. Les papiers aquarelle, qui absorbent l'encre, ne peuvent pas convenir. Il est nécessaire de préparer le papier en amont de la calligraphie ou de l'enluminure. Pour cela, on l'enduit d'un mélange d'eau et d'amidon  (maïzena par exemple). Après séchage naturel, il faut encore le polir, soit avec une pierre d'agate, soit avec un muhreh (outil avec une plaque de verre).

LES PAPIERS

Papiers en Orient, mais parchemins en Occident, où le papier est arrivé plus tard

L'OR

L'or, matière noble de l'enluminure

En Occident, l'or se pose directement à la feuille (24 carats, or double). Cette technique permet de faire des aplats, mais ne permet pas d'obtenir une grande finesse de trait. En Orient, on écrase donc des feuilles (24 carats, or simple) dans un peu de miel, l'une après l'autre et avec le doigt, jusqu'à l'obtention d'une pâte totalement lisse. Il faut environ une heure pour un carnet de 20 feuilles. 

Ensuite, on remplit le bol d'eau déminéralisée et il faut ajouter une goutte de liquide vaisselle.  C'est ce liquide qui va permettre, en 24 heures, à l'or de précipiter. Il faut ensuite retirer l'eau pour utiliser la poudre d'or qui est restée au fond du bol. L'ensemble de l'opération doit être répété une fois. Pour appliquer l'or, il faudra mélanger un peu de poudre avec une goutte de gomme arabique et un peu d'eau. Le travail se fait au pinceau très fin. Pour qu'il brille, il faudra enfin le brunir à l'aide une agate.

LES PIGMENTS

Les pigments naturels garantissent, à travers le temps, l'éclat de vos travaux

J'utilise principalement des pigments naturels, d'origines minérale, végétale ou animale (cochenille, vegan s'abstenir ;-)). On les trouve sous forme de poudre. Les pigments minéraux vont nécessiter  deux opérations, car ils sont moins fins. On les broie d'abord avec de l'alcool à 90° et à l'aide d'une molette (trois modèles dans la photo), sur une plaque de verre poli. 

Ensuite, comme pour les autres pigments, il faudra ajouter un liant (différentes recettes) qui va permettre l'adhérence au papier et repasser à la molette. L'ensemble de la transformation permet l'obtention d'une pâte lisse, prête à l'emploi.

GOUACHE ET AQUARELLE

Les peintures accessibles dans une très large palette

La préparation de pigments naturels peut vous paraître fastidieuse et s'avère quelque peu onéreuse. Vous pouvez à la place utiliser de bonnes gouaches et aquarelles. Les gouaches servent aux aplats. Les aquarelles s'utilisent pour les ombres et les modelés.

© 2019 par Sandrine Berthelin. Droits réservés

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